PRÉLUDE AU VOYAGE :Pour une fois que j'avais un week end de deux jours (grâce au 1er mai), j'avais décidé à cette occasion de refaire une sortie dans le Cantal, vu le bon souvenir que j'avais d'une précédente balade faites en 2008.
Et puis finalement, en regardant un peu mon atlas routier, je suis tombé sur les Gorges du Tarn que je ne connaissais pas du tout et me suis dis que ça serait l'occasion de partir sur deux jours à la découverte de ces belles gorges.
Hélas, la météo ne nous faisant pas de cadeau le peu de personnes qui c'étaient inscrites ont renoncé à cause de l'annonce d'orage et de pluie durant ce week end. Nous nous sommes donc retrouvés deux irréductibles, deux courageux prêt à affronter les colères du ciel pendant deux jours, je veux bien sur parler de Christian "Le Vitrollais" et son vaillant MP3 400 LT et moi-même avec mon non moins vaillant Burgman 650.
Nous avions donc rendez-vous à Mende aux alentours de 11h et j'ai donc pris la route avec la combinaison de pluie en place. Et j'ai bien fait car la pluie s'est offerte à mon voyage, mais heureusement, de la petite pluie, rien de bien méchant.
Il fait dons gris en ce samedi 1er mai 2010, et il y a quand même pas mal de monde sur la route, je vais même croiser des amateurs de voitures anciennes à partir du Puy en Velay (Tractions, Juvaquatre, 404, DS, Aronde...). Le soucis c'est que ça ne roule pas très vite.
Cette route est assez sympa et finalement, j'arrive à Mende à 11h10, pas trop en retard pour rejoindre Christian qui m'a laissé un message pour me dire qu'il est au chaud dans une brasserie sur la place de la cathédrale. Nous discutons un moment, je prend des forces avec un bon chocolat chaud et on se rhabille pour prendre la route des Gorges du Tarn.
LES GORGES DU TARN :Au lieu de prendre la route que tout le monde emprunte, nous choisissons de rouler sur des routes où nous serons plus tranquille et où il y a moins de circulation. Nous prenons donc la D31 qui passe par le Causse de Sauveterre.

Dans la montée, nous avons un point de vue sympa sur la vallée. La rivière que vous apercevez à gauche est le Lot.

Nous arrivons donc ensuite sur ce fameux
Causse de Sauveterre aux paysages hallucinants.



Le soleil essaye de faire une percée et ça fait du bien, mais hélas les nuages auront le dessus tout le long de ce premier week end de mai.
En descendant, superbe point de vue sur la vallée qui commence les Gorges du Tarn. Nous supposons que c'est Molines ou Ispagnac.

La route des Gorges du Tarn commence réellement à cet endroit et donc l'aventure continue, et pour la première fois, je pénètre ces gorges que je ne connais qu'en photos ou sur une carte routière.

Notre première pause photos se fera aux alentours de
Montbrun, petit village médiéval que l'on peut apercevoir depuis la route. Nous en profitons également pour "casser la croute".


On trouve par-ci par-là de vielles constructions toutes en pierres, des murs aux toits, celle-ci devait servir aux vignerons puisqu'on peut y voir à côté un pressoir ainsi qu'une cuve.



De tous les côté où l'on regarde, il y a quelque chose à photographier, comme c'est montagne abruptes.
Nous poursuivons notre route et nous allons avoir un coups de cœur pour une nouvelle fois un village, mais celui-ci est en partie construit à flan de rocher, c'est
Castelbouc.



Le Pont submersible qui passe au dessus du Tarn et qui mène au village.

La vue en arrivant au village, c'est un endroit calme et paisible où l'on doit aimé venir se reposer l'été au bord du Tarn.

On y découvre aussi les ruines du Château qui domine le village, on s'est demandé, avec Christian, comment on faisait pour y monter.


Beaucoup de maisons sont construites à même la montagne, on y trouve aussi des habitations troglodytiques.

Le petit chemin est le seul point d'accès, aucune voiture ne passe...

Christian est comme moi émerveillé.

Ça ne fait pas large, mais c'est ce qui fait tout le charme de ce village. Toutes les maisons ne sont pas bien grandes mais les murs sont épais de de couleur beige.

J'aime beaucoup ce genre d'endroit, bon bien sur, pas pour y vivre toute l'année, mais franchement pour des week end en été, on peut même se baigner et il y a une douche à l'extérieur (on ne la voit pas sur la photo).

C'est donc la seule rue(elle) du village et on n'en voit que la moitié de la route, c'est pour ça qu'il vaut mieux y descendre y faire un tour, c'est véritablement dépaysant.


Je voulais vraiment vous faire partager la visite de Castelbouc, tellement ce village ne laisse qu'un bon souvenir. Bon bien sur, le 1er mai il pleuvait lors de notre visite, mais vu qu'il n'y avait personne, ça faisait un peu village "mort" ce qu'il n'est surement pas l'été.
Je ne suis pas descendu derrière le village mais Christian si, et cette vue est toute représentative de ce beau pays du Tarn.

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Nous quittons donc Castelbouc et continuons notre route qui longe toujours cette belle rivière qu'est le Tarn. Par certains côté cette route ressemble assez à celle des Gorges de l'Ardèche mais il y a quand même pas mal de différence sur les paysages et la montagne qui entoure la rivière n'est pas fait de la même façon.
Plus loin sur notre chemin nous croiserons le
Château de Prades, nous sommes le 1er mai, donc c'est tout fermé et il est difficile de le prendre correctement en photo.


Un autre village nous attend, un peu plus "habité" et classé parmi les "Plus beaux Villages de France", je veux bien entendu parler de
Saint-Enimie :

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C'est la route qui quitte Sainte-Enimie, et ça se transforme en tunnel naturel, assez sympa...
En route maintenant vers notre prochaine destination, qui est une nouvelle fois un village de caractère et aussi original que Castelbouc, mais assez différent, puisque lui joue beaucoup avec l'eau. Voici donc
Saint-Chély-du Tarn :

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Dés notre arrivée, nous sommes émerveillés par cette cascade qui passe par les murs d'une maison.

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Nous croiserons dans le village un groupe de motards que l'on retrouvera plusieurs fois sur notre route. Et oui, nous ne sommes pas les seuls à avoir bravé la pluie...
Même la petite église est originale :

Mais le plus originale sera sans doute cette petite chapelle complètement encastrée dans la montagne au fond du village :



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Nous quittons St-Chély-du-Tarn et en passant à la Malène, je remarque un panneau qui indique la direction d'un endroit appelé le
"Point Sublime", nom évocateur d'un superbe panorama je pense.
La route qui y monte est d'une beauté et on revient donc pendant un moment sur le Causse de Sauveterre et même si le temps n'est pas top, on remarque toute la beauté de l'endroit. En plein été il doit y faire une sacrée chaleur et ici aucune ombre pour vous abriter. Donc finalement, il vaut peut-être mieux être sous les nuages.

Y'a plein de "cailloux"... ils ont dû s'amuser à tous les ramasser pour faire tous ces murs.


On ne risque pas de croiser beaucoup de voitures sur une telle route, de toute façon, on ne se croise pas à deux voitures. Comme ça nous sommes tranquille pour admirer ce qui nous entoure.

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Il y a pas mal de cabane de berger sur les causses et celle-ci date du XIXème siècle.


L'intérieur est un peu...austère et sombre aussi, on doit y être bien au frais en été quand le soleil tape.
Après quelques kilomètres nous arrivons donc à ce fameux "Point Sublimes", où l'on retrouve nos motards rencontrés à St-Chély-du-Tarn.



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Peu après avoir quitté ce point de vue géant sur les Gorges du Tarn, nous reprenons notre route et retombons sur une vieille ferme en ruines.

Et, finalement, ce que nous n'attendions pas nous tombe sur la tête aux alentours de 18h... la pluie se met à tomber, mais vraiment tomber. Nous prenons rapidement la direction de
Meyrueis où nous attend notre chambre à l'hôtel Le Sully. Nous arrivons trempé jusqu'aux os et passerons notre soirée tranquille à l'hôtel avec un bon repas et dodo tôt...
Le lendemain, nous irons faire un petit tour dans le bourg et prendre quelques photos. En arrivant hier au village, nous n'en croyons pas nos yeux, il n'y a que des hôtel dans un bourg de même pas 1000 âmes...



Notre chambre était celle du dernier étage, avec les deux petites fenêtres.
Ce que nous devions voir hier, nous décidons de le voir ce matin.
Les Gorges de le Jonte, autres gorges parallèles à celles du Tarn, mais plus sauvage. Il ne faut faire le plein de machines, mais hélas la seule station du coin est en panne. Nous devons aller au Rozier et la seule route qui y mène et celle des Gorges de la Jonte justement. Ça tombe bien.
LES GORGES DE LA JONTE :


On donne des noms aux formes sculptées par l'érosion du temps!



Nous arriverons à trouver de l'essence au Rozier, beau petit village à la route défoncée (en travaux de rénovation, on roule dans le sable et la flotte, génial pour éclabousser les carrosseries).

Le Rozier.
Sur le chemin du retour nous croisons la route de beaux panoramas...


LES CÉVENNES :Pour finir notre périple, nous nous dirigerons vers les Cévennes et plus précisément
la Route de la Corniche. Notre route nous fait longer le Causse Méjan et nous apercevrons de loin le Mont Aigoual, haut de ses 1567m (il y a encore un peu de neige à certains endroits du sommet).
La D996 qui quitte Meyrueis et qui mène au Col de Perjuret. Vu sur le Causse Méjan :


Nous arrivons au Col de Perjuret :

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En redescendant du col, on aperçoit de beaux paysages aussi.
Il est bientôt l'heure du repas, nous nous mettons en recherche d'une 'tite auberge où nous pourrions nous restaurer. Mais franchement, celle que nous avons "choisi", (la première en fait, vu qu'il n'y en a pas à tous les coins de route) n'est pas du meilleur cru. Pain congelés, plat vraiment digne d'une cantine, frites surgelées même pas cuite, cola sans bulle ou presque, bref vraiment pas terrible. Mais bon quand on a faim

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Donc après ce repas peu frugale, nous prenons le chemin des Cévennes et de cette fameuse route de la Corniche. C'est une route très utilisée, donc bien entretenue, aux grandes lignes droites et aux virolos, que semblent apprécier pas mal de motards qui font rugir leurs machines. Il en passera pas mal ce jour-là.


La commence donc le Parc Naturel des Cévennes...
Col de l'Exil :


Nous arrivons bientôt sur le plateau :



La descente va s'amorcer et nous allons trouver un peu de soleil aussi et de chaleur...


Vous avez remarquer cette prairie, on dirait une piste d'atterrissage, cette touche de verdure dans ces pierres!

Dans un virage nous tombons sur un monument commémoratif de la Résistance dans les Cévennes durant la seconde guerre mondiale. Ce sera notre dernier arrêt avant la route du retour...

Voilà la vue des Cévennes que nous apercevons depuis la stèle du monument. Le soleil essaye de percer, la chaleur apparaît quand même, ça fait du bien.



C'est la fin du voyage pour vos deux serviteurs :

EPILOGUE :Voilà, la fin de notre séjour est proche, chacun va reprendre sa route respective pour rentrer chez lui. La fin de la route arrive pour noua à Anduze non loin d'Alès (et oui nous sommes descendus assez bas, jusque dans le Gard). Et c'est justement à Alès que nos routes vont se séparer, Christian continuera de descendre jusqu'à Vitrolles, quand à moi il faut que je remonte. La route va être longue puisque je vais mettre 4h30 pour arriver chez moi à la nuit tombée et sous la pluie (ouf juste un peu en arrivant).
La N106 qui mène jusqu'à Mende est une route de montagne, pas très pratique et pénible souvent quand il s'agit de doubler. Après Mende, la N88 est nettement plus roulante est agréable et je vais même apercevoir un beau soleil sur le plateau, au début de la Haute-Loire, en arrivant à Pradelles.
Après Le Puy-en-Velay, la route est un vrai plaisir, avec beaucoup de 2x2 voies, donc super roulante et les gens rentrent de week end, même si la météo fut capricieuse.
Nous souhaitons Christian et moi, que vous avez aimé partager avec nous ce voyage de deux jours riches pour les yeux et que nous vous avons fait partager notre séjour et que ça vous a plus.
Le prochain CR sera celui du Rassemblement en Auvergne, on vous y attend avec impatience...
A très bientôt pour de nouvelles aventures...
FIN